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Corps :

  • Partie matérielle d’un être animé considérée en particulier du point de vue de son anatomie, de son aspect extérieur : Les victimes avaient le corps couvert de brûlures.
  • La partie matérielle de quelqu’un considérée en particulier du point de vue de son fonctionnement interne : Avoir mal dans tout le corps.

À croire que les petits mots de 5 lettres sont une matière propice au débat. En voici un autre que mon propos vous aura peut-être évoqué : « amour ».
Assemblez les deux, imbriquez-les du mieux que vous le pouvez et vous voilà parti dans un joyeux méli-mélo.

Ces derniers temps je lis énormément de blogueuses parler du rapport qu’elle entretiennent avec leur corps. Vous savez, cette relation de copinage qui tient du « je t’aime, moi non plus », changeant si aisément au gré des jours, des humeurs… Ce petit truc que l’on ressent toutes chaque matin en se regardant dans le miroir. Ce truc qui nous bouffe parfois littéralement dès que le moral flanche un peu. Tout du moins c’est comme ça que moi je l’envisage.
Cela prend des allures de check-list quotidienne : cheveux, ok ; visage, mouais ; bras, seins, toujours là ; ventre : TOUJOURS là ; fesses, cuisses, TROP là ; jambes, genoux, pieds ; ok.
Puis d’autres tendres adjectifs viennent vernir le tableau : ferme, terne, brouillon, lumineux, flasque, moche, pas trop mal…
Tous les matins. Inévitablement.
Puis parfois, au cours de la journée on s’offre d’autres moments de ce type. Un acheté, le second offert ahah. Une vitrine, les yeux de quelqu’un – proche ou non – bref, un coup d’oeil dans une surface ayant une quelconque capacité de réflexion (assez paradoxal comme terme n’est-ce pas) et voilà que la check-list vous rappelle à son bon souvenir.
Il arrive même que ce reflet, on se le dessine mentalement. Comme un calque de soi-même que l’on viendrait superposer à la silhouette de telle copine, telle fille sur Instagram ou tel mannequin dans le Vogue feuilleté le matin même…
L’esprit est un petit diable de fourberie puisqu’il exigera toujours plus en prenant pour modèle ce que l’on appelle communément un « modèle de perfection ». Et arrive ce moment ou on ne se contente plus de la normalité, de la bonne santé et la joie de vivre qui la caractérise.
Ce « muffin top » que porte si bien une Lady Gaga sera lynché, et un matin, en se regardant dans le miroir, en voyant ce petit bout de ventre, ces cuisses en bonne forme, on se dira « si ELLE se prend tout ça dans la tronche, je mérite sûrement bien pire d’avoir autant mangé ces dernières semaines ».
Le message s’imprime, l’esprit s’en imprègne : « trop grosse ».

Il paraitrait que s’accepter c’est tendance, synonyme de force, de persévérance. Que c’est sain. Ok, mais on apprend comment à s’accepter lorsque l’on vis dans l’endroit même de tous les jugements bêtes et méchants ?
Des jugements fondés sur quelque chose qui, au fond, ne se maitrise pas. Son image on la tient de gènes savamment mélangés lors de la conception. Ainsi, si j’ai le nez de maman et le menton de papa, j’aurai une chance sur deux d’avoir un organisme qui :

  • Choix n°1 : peut ingurgiter n’importe quoi mais offre une taille mannequin.
  • Choix n°2 : doit faire extrêmement attention sous peine de stocker illico et devenir un flan (soit dit en passant : j’affectionne cette idée).

Haut les coeurs ! Pour ma part, la nature m’a affublée du second choix, joyeusement aidé par ses copines les hormones venues participer à la fête il y a quelques années de cela !
Vous aurez peut-être constaté il y a quelques mois que je m’étais délesté de quelques kilos. « La rupture : un régime qui marche ! ». Mais dans mon malheur,  je me disais que j’avais au moins eu le « mérite » de gagner un corps que j’aimais… Mais un corps fragile qui à son poids le plus bas (50kg pour 1m72) aurait manqué de s’envoler au premier coup de vent.
Et alors que depuis des années je me battais pour perdre quelque chose que j’aurais du chérir (mon bout de gras ❤︎), alors qu’en l’espace d’un revers de la vie j’avais ce sentiment d’avoir perdu beaucoup trop, il a fallu que j’apprenne à me battre pour gagner. Pour faire passer une stupide aiguille au dessus d’un certain chiffre alors que je me sentais tellement bien, sans me rendre compte que mon corps, lui, souffrait.
Et voilà qu’aujourd’hui les choses semblent revenues à leur point de départ, à la « normale ».

Le corps est en fait le lieu de tous les combats et s’accepter reviendrai à signer un armistice. Mais comme toute guerre, c’est dur, éprouvant pour le moral, pour le corps. Et faire la paix avec celui-ci peut-être un travail infiniment plus difficile encore que de mener une croisade contre des kilos « en trop »…

Ces lignes témoignent de longs passages à vide qui ont caractérisé quelques récentes journées… et semaines, mois. Je suis un champ de bataille. J’apprend à faire la paix, à ne pas commettre d’impair qui pourrait relancer les hostilités et provoquer de plus gros dégâts.
Certains luttent contre la drogue, l’alcool, mais croyez-moi, la nourriture n’est pas en reste dans certains cas et peut également devenir un lieu de conflits.
La subtilité réside principalement dans le fait que le terrain peut pencher d’un côté comme de l’autre. Manger est vital, mais dans certains cas, c’est un travail d’équilibriste particulièrement ardu, penchant tantôt vers le « tu dois te nourrir pour vivre », tantôt vers le « calme ta joie sur la bouffe » (pour dédramatiser le truc) qui lui, relancerait une machine aussi dangereuse et destructrice que la première.
Alors, je négocie la paix.
La finalité c’est de vivre en harmonie avec soi-même. Croire en son « soi ». Apprendre à s’aimer et ne pas vivre au travers d’un reflet, que ce soit un miroir ou un regard. Le voilà le secret du « corps parfait ».

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Ils ont inspiré ce billet  :

Loïc Notet et sa chanson Peculiar & Beautiful 
On the Go, le livre de Kristina Bazan et son chapitre « En nous » (« From within »)
Rupi Kaur et son recueil de poésie Milk & Honey

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Profitez-en !
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Comments

  • Salomé

    Written on 3 septembre 2017

    Coucou 🙂
    Je n’aurais jamais cru que tu aies cette relation avec ton corps également ( pour moi tu es grande et mince, tout ce que je rêvais d’être !)
    Mais oui, on devrait se chérir au lieu de se scruter les soit disant défauts que nous avons.
    Ton billet est vraiment très bien écrit en tout cas <3
    Gros bisous !

    Répondre
    • myredcarpetbys

      Written on 5 septembre 2017

      Hello ma belle !
      Oui je me souviens que tu as une relation similaire toi aussi (je crois même que j’avais commenté un de tes billet à ce sujet ^^)… En ce qui me concerne, c’est un phénomène qui n’a pris le dessus que depuis que j’ai eu une sacré perte de poids l’an passé (un an tout juste), cela m’avait foutue la paix l’espace de quelques mois, mais là, la machine est relancée et le moins qu’on puisse dire, c’est que j’en bave ! Beaucoup me verront grande et mince en effet, mais toi-même, tu comprends bien j’imagine que se faire comprendre ça à soi-même demande parfois énormément de travail… Et y arriver c’est la finalité, la récompense 🙂

      Merci pour ton doux commentaire ❤︎

      Pleins de bisous !

      Répondre

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