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  • [70e Festival de Cannes] : "Vers la lumière" de Naomi Kawase

Hello, hello !

Je vous reviens aujourd’hui avec un nouveau billet cannois et cette fois-ci pour vous parler d’un film que je voyais la semaine dernière (déjà, le temps passe vite…) comme grand vainqueur de la Palme d’Or. Évidemment, je ne vous ai pas caché sur mes réseaux sociaux avoir été assez déçue que Naomi Kawase n’ai pas remporté cette Palme, mais j’espère lui rendre ne serait-ce qu’un petit peu justice en vous parlant ici de son film Vers la Lumière, et ainsi peut-être vous donner l’envie d’aller le voir au moment de sa sortie en salles 😉

[70e Festival de Cannes] : "Vers la lumière" de Naomi Kawase

De quoi ça parle ? 

Misako aime décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescriptrice de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre un célèbre photographe dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.

Mon avis : 

Je me rappele encore ce matin là – 8h30 quand même hein – m’être installée dans le Grand Théâtre Lumière en étant tout à fait exténuée. Les yeux qui piquent, les paupières lourdes… Oui, c’est aussi ça le rythme cannois, et c’est dans ces moments là que l’on prie, lors des projections presse, pour ne pas tomber sur ce qui se rapprochera dangereusement – et faute d’autre mot – d’un navet xD
Ce matin là, c’était une bonne pioche, mais en sommes nous vraiment étonnés de la part de la réalisatrice japonaise la plus présente à Cannes… Si elle n’est pas l’une des rare seule réalisatrice de son pays en fait…
Très honnêtement, je serais presque tentée de vous dire, aussi simplement que ça : ce film est parfait. Puisque c’est mon sentiment.

[70e Festival de Cannes] : "Vers la lumière" de Naomi KawaseLoin de tous les géants américains qui ont pu être présentés, le film de Naomi Kawase est d’une lenteur et d’une poésie absolument exquises dans lequel la mise en scène met en lumière (dans le sens le plus sensible au plus technique du terme) les personnages de façon éblouissante.
Clairement, Vers la lumière est une ode à l’espoir, à l’amour, à la vie, et la cinéaste nous fait passer tous ces sentiments par l’intermédiaire de ce duo : d’un côté Misako, audiodescriptrice passionnée, et de l’autre Masaya, photographe lui aussi passionné mais qui doit se résoudre à devenir progressivement aveugle, à se laisser plonger dans le noir le plus absolu. Aussi paradoxal que cela soit, Misako va guider Masaya vers la lumière.

[70e Festival de Cannes] : "Vers la lumière" de Naomi KawaseLe sujet du film en lui même transpire de passion et de poésie mais derrière sa caméra, Naomi Kawase le sublime, laissant paraitre chaque parcelle de lumière, chaque note de musique (signée Ibrahim Maalouf) comme une onde d’espoir et de vie. Chaque mot, comme une promesse.
Et j’ai été époustouflée par la façon dont seule l’image d’un « simple » rayon de soleil était capable de venir me réchauffer le coeur aussi efficacement que s’il était réel. Et en ce sens je trouve que l’affiche représente vraiment très bien le film (et elle me fait beaucoup rire au passage puisqu’elle me rappelle celle d’un de mes film favori : Orgueil et Préjugé de Joe Wright).

[70e Festival de Cannes] : "Vers la lumière" de Naomi KawaseLa morale de l’histoire, ce propos que Kawase met en lumière, c’est cette idée selon laquelle les choses éphémères de la vie sont celles que l’on se doit de chérir le plus puisque « rien n’est plus beau que ce qui va disparaitre ».
Bref, Ikari (Vers la lumière) est beau, pur, et mériterait en ce qui me concerne un second visionnage, en pleine forme cette fois 😉 Et je n’en démords pas, il reste MA Palme d’Or 2017 !

Vous pourrez retrouver Vers la lumière le 10 Janvier 2018 dans vos salles de cinéma 🙂

↓ Pour regarder un extrait (et clairement pas le plus mal choisi 😉 ), c’est juste ici ↓

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