Follow me on:

  • [J'ai vu] : Nous trois ou rien

Hello hello ! 

Cette semaine je vous reviens pour vous parler non pas de Star Wars, non non noooon, mais d’un film français, sans vaisseaux spatiaux et sans effets spéciaux, j’ai nommé : Nous Trois ou Rien réalisé par Kheiron, un drôle de numéro aux diverses casquettes (on lui devait déjà quelques épisodes de Bref en tant que scénariste, mais Monsieur verse aussi dans l’humour et la musique).
Ici on lui découvre une toute nouvelle casquette de réalisateur, avec une histoire qui lui tiens à cœur : la sienne, celle de ses parents…

[J'ai vu] : Nous trois ou rien

De quoi ça parle ? 

Téhéran, 1971. Alors que le Shah d’Iran mène aveuglément son pays à la débâcle, Hibat Tabib, jeune étudiant plein de fougue, rejoint les rangs de l’opposition et milite secrètement contre l’obscurantisme et l’injustice. Il est arrêté, jugé et condamné à 10 ans de prison. Il a alors 25 ans. Libéré après 7 ans d’humiliation et de torture, cet irréductible optimiste croise le chemin de sa future femme, Fereshteh. Ils décident de se marier en quelques jours, mais les activités d’Hibat au sein du parti souterrain de l’opposition ainsi que le régime de terreur des Mollahs les obligent, avec Fereshteh et le fils qu’ils attendent, à s’enfoncer dans la plus grande clandestinité. Le 1er janvier 1984, Hibat, traqué jour et nuit, est poussé à la fuite. Il n’accepte l’exil qu’à une seule condition : c’est lui, sa femme et son fils, ou rien !

Ce que j’en ai pensé :

J’ai absolument A-DO-RÉ ce film ! Vous savez si vous me lisez depuis un moment, mais rares sont les films avec lesquels je commence un article en disant directement « OUAAAHHHH c’était supeeeer ! ». Mais là… Ouiiii !

Alors notons tout d’abord, comme j’ai pu l’évoquer un peu plus haut, qu’il s’agit d’une histoire vraie, puisque c’est celle des parents de Kheiron… et accessoirement la sienne puisqu’il met en scène le « lui » bébé et petit garçon.
L’histoire en elle même, le parcours d’Hibat et de Fereshteh nous est contée selon le point de vue d’Hibat joué par Kheiron lui même. Pour Fereshteh c’est une Leïla Bekhti juste, pleine de caractère, et drôle que nous retrouvons ici.
[J'ai vu] : Nous trois ou rien Bref, le fils joue le père, et nous raconte cette histoire, celle de deux jeune gens, de leur famille, et de leurs amis, qui luttent contre un régime politique oppressant… Un parcours initiatique qui nous emmène avec eux, de la tendre enfance d’Hibat, à une cellule de prison, à un mariage ; de la fuite d’un pays, à l’intégration dans un autre, ici en l’occurence la France.
La trame d’un drame aurait pu être toute trouvée, mais non, l’histoire des parents de Kheiron est une belle histoire, elle le sera donc également à l’écran. Ce qui rend un film bourré d’humour, de bonne humeur, et d’espoir !
En soit c’est déjà quelque chose d’énorme puisque quand on voit ce que ces gens ont traversé, on ne peut que les admirer et même les envier malgré (ou même à cause) de leur parcours un peu chaotique.
[J'ai vu] : Nous trois ou rien D’un point de vue scénarisation, et réalisation on est juste dans le génie. Puisque mêler cet humour et cette vitalité à un sujet qui est on ne peut plus d’actualité, comme l’a fait le réalisateur, c’est quelque chose que j’ai trouvé très habile. Habile au point que cette famille à l’écran, on aimerait que ce soit la notre ! (…Enfin moi ça me plairait bien d’avoir une famille aussi perchée que la leur 😛 )
C’est cet humour, ce comique de situation que met en scène Kheiron qui apporte un gros plus au film, et qui, à sa manière, permet de lutter contre les idées préconçues, les préjugés que l’on peut avoir en France des immigrés, des cités et bien plus encore.
On nous fait vivre l’enfer de la torture, puis en une pirouette appliquée, un élément comique reprend le dessus, l’air de dire : « Oui, c’est arrivé, c’était moche, mais regarde, tu es encore capable de sourire et de rire quand tes proches te font une vanne ! ».
[J'ai vu] : Nous trois ou rien Bref, Nous Trois ou Rien est une grande bouffée d’air frais et apporte un pur optimisme ! On affronte non pas la réalité, mais UNE réalité : celle d’Hibat et Fereshteh, celle de Kheiron. Et on le fait en douceur, et avec humour. Pas question de pencher dans le mélodrame à faire pleurer dans les chaumières, ni trop dans la comédie à deux francs six-sous… On trouve un équilibre subtile, et néanmoins parfait, qui fait qu’on ne perçoit aucune surenchère, juste une envie de donner le sourire et de dire que tout est possible à qui veut bien essayer de s’en donner les moyens.
[J'ai vu] : Nous trois ou rienComme d’habitude, je vais clôturer l’article avec ma « mention spéciale », qui très honnêtement aurait pu aller à l’intégralité du casting (de Gérard Darmon, à Khereddine Ennasri, ou même à Camélia Jordana)… MAIS, j’avoue, que même dans la bande annonce, Alexandre Astier m’avait fait pas mal rire, et là encore plus, puisqu’en le positionnant dans la satire du tirant qui tient beaucoup trop à son petit confort et à ses bibelots en or massif, on obtient un personnage assez excellant, bien qu’il ne soit présent que durant la première demie heure du film.

→ La bande-annonce ICI.

Voilà j’espère que cet article vous aura plu ! Dites-moi en commentaires si c’est un film que vous aimeriez voir, ou même si vous l’avez déjà vu, et si c’est le cas, dites-moi ce que vous en avez pensé 😉

Signature
Share

You might also like

Leave a Reply