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  • [J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Hello mes chats ! 

Attention, j’ai eu une idée un peu particulière pour l’article cinéma de ce dimanche ! Je vous explique 😉
Récemment avec une camarade de classe (que vous avez déjà eu l’occasion de croiser dans les commentaires de quelqu’uns de mes articles), nous avons eu pour travail, dans le cadre de notre atelier critique à la fac, d’écrire une critique positive sur le film Ave Cesar. Un film qui m’avait personnellement laissé très perplexe alors que ma collègue et mon chéri eux l’avaient plutôt bien aimé !
Alors aujourd’hui je voulais vous montrer un contraste que je m’efforce de démontrer à chacun de mes billets cinéma : je ne fait pas de critique de cinéma. Tout au contraire, je parle d’un film que j’ai vu, et je le fait avec mon coeur, d’un point de vue peut-être purement subjectif, mais c’est aussi ce qui me permet de d’être la plus sincère possible avec vous, et ce qui vous permet à vous, je pense, de vous positionner par rapport à un point de vue qui n’a rien d’institutionnel, comme certains avis que vous pouvez trouver autour de vous, sur certains sites/blogs, dans les journaux, à la télévision… Breeeeef vous saisissez l’idée 😉
Aujourdhui je voulais donc vous soumettre ce travail de critique effectué dans le cadre de mes cours, pour que vous ayez une pleine conscience de ce qui sépare la Ségolène blogueuse, et la Ségolène critique… La première étant celle que je préfère vous montrer, celle que je préfère être, et la deuxième étant celle que j’ai un peu tendance à détester… Tout autant que les cours de critique en fait ahahah xD

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Après Inside Llewin Davis, les frères Coen reviennent trois ans plus tard avec Ave, César ! L’histoire est un hommage à l’industrie du cinéma des années 1950 l’âge d’or du péplum, de la comédie musicale etc…qui nous plonge dans les coulisses du tournage dans un grand studio hollywoodien. Donc dans les années 1950, Eddie Mannix, employé par le plus gros studio de l’époque, est l’homme qui règle tous les problèmes des stars pour éviter qu’ils ne deviennent publics. Seulement il est confronté à une affaire d’envergure ; l’enlèvement de la vedette du studio en plein tournage d’un péplum au budget pharaonique.

Annonçons tout d’abord ce qui semble évident en regardant Ave, César !, tout simplement, c’est une satire, un paradoxe global et attrayant qui force le rire en présentant des caricatures fortement inspirées de personnages existants ayant participé dans le passé à forger l’image glamour de l’Hollywood que l’on connaît aujourd’hui. Un glamour qui comme le dénonce ici les frères Coen n’est que très superficiel et cache bien des secrets.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Le film débute avec le personnage principal, on est directement mis dans le bain et on découvre un métier en vogue mais peu connu dans les grands studios de l’époque : celui chaperons à vedettes ou plus exactement appelé « fixeur » dans le jargon Hollywoodien.
Un de ces personnages qui justement tiens dans une sorte de paradoxe à lui tout seul : c’est un homme qui passe ses nuits à se confesser à l’Église pour des choses qui semblent futiles comme son mensonge auprès de sa femme sur son arrêt total de la cigarette… On nous le fait voir alors comme étant un homme de foi, de « valeurs », et de morale, alors que son métier consiste justement tout au contraire à cacher et effacer les frasques des stars de son studio, et ce en employant tous les moyens possibles et imaginables et généralement de basse morale, comme le mensonge, l’argent, le chantage…

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Ave, César ! met avec brio en lumière l’emprise des studios sur leurs acteurs, forgés pour coller a une image qui n’est que très rarement véritablement la leur.
Cet aspect est donc fortement illustré par exemple par le personnage de DeeAnna Moran (jouée par Scarlett Johansson) qui est inspirée de la nageuse et actrice Esther Williams, véritable personnage dont le franc parlé était légendaire. DeeAnna est soumise aux dictats du studio, qui n’estiment aucun de ses deux précédents maris et la font s’engager encore et encore dans des divorces rocambolesques. Et ce jusqu’à essayer de cacher une grossesse dont on ignore le géniteur et trouver une solution afin de faire passer cette grossesse pour « légitime » et ainsi garder intacte l’image lisse et glamour de l’actrice.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Dans le même genre, on trouve Hobie Doyle, acteur star des films de Western qu’Hollywood a créé de toute pièce. Il va se retrouver propulsé dans un film d’un genre totalement opposé au sien, le studio voulant changer son image afin d’attirer un public nouveau. L’acteur n’ayant jamais connu de films véritablement dialogués va se retrouver suite à une scène « compliquée » à subir un cours de diction face à Ralph Fiennes, incarnant un « Mr Laurentz » à bout face à un acteur qui ne sais visiblement par parler face à une caméra. Cela laissera place à une scène totalement tordante et désopilante.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

On retrouvera également des références marquantes au genre classique hollywoodien, particulièrement à la comédie musicale dans cette scène ou Channing Tatum se retrouve à incarner une sorte de Gene Kelly, écho à une scène de Un jour à New-York, où le personnage se retrouve en costume de marin à danser un numéro de claquettes.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

L’une des intrigues principale du film réside tout de même dans cet enlèvement dont est victime Baird Whitlock, la vedètte du studio. On verra en lui une sorte de référence, une ressemblance également à Robert Taylor, qui a joué un péplum kitsch : Quo Vadis.
On découvrira que cet enlèvement n’est autre qu’un complot de scénaristes communistes se rebellant contre les pratiques du système hollywoodien, un système que l’on pourrait alors qualifier de capitaliste.
Là encore, tout un paradoxe repose sur cette opposition politique. Le Communisme ici se présente sous une forme de gangrène, un petit groupe essaie d’affecter un seul et même personnage public, une vedette des studios (donc Whitlock), tandis que Channing Tatum, communiste lui aussi, fonctionne en « sous-marin » et évolue sans faire d’histoire dans les studios… Ou tout du moins en apparence.
Par ce prétexte de « guerre » entre communistes et capitalistes, les frères Coen nous montrent bien l’influence que les studios peuvent exercer sur des acteurs qui sont au final réduits à la simple qualité de marionnettes, de pantins.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Ici, Georges Clooney se présente un peu comme étant le « bouffon » de l’histoire, et on se rend compte que son esprit semble aussi manipulable et modelable que son image. Il lui suffira d’écouter quelques discours communistes prescrits par ses ravisseurs afin d’adhérer finalement à leurs idéaux, et de le clamer à Mannix, comme un petit garçon fier de lui. Il prouvera jusqu’au bout être totalement influençable puisqu’après s’être fait remonter les bretelles par le fixeur, Whitlock retournera travailler normalement, comme si de rien n’était, abandonnant ses « nouvelles convictions » avec une facilité déconcertante.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Du point de vue de l’image, de l’esthétique globale du film, les Coen nous offrent des scènes de spectacle impressionnantes avec des scènes du peplum, un ballet aquatique, et un numéro de danse.
Le spectateur, est toujours placés du côté des coulisses, une mise en abyme qui permet de voir l’envers du décor des studios Hollywoodiens.

La fin du film cristallise l’enjeu principal du film, à savoir la morale d’un personnage évoluant dans le milieu compliqué des studios et du star-système, qui n’a pour autre but que faire en sorte que la magie d’Hollywood perdure tant à l’écran que dans la vraie vie des vedettes. Le souhait premier de Mannix est que les films soient bons, un peu à l’image de ce qu’il attend de ses acteurs afin de contribuer à ce système qui cultive de la croyance, bref de faire marcher l’usine à rêves.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

Une croyance qui se retrouve dans tout le film avec une question toute trouvée : celle de la foi. La foi de Mannix en Dieu, la foi aveugle et enfantine de Whitlock, celle dont les acteurs fait preuve en se fiant au jugement du studio Capitole. C’est là tout le paradoxe qui se retrouve dans la tirade finale du personnage de George Clooney puisque ce dernier n’arrivera pas à se souvenir du dernier mot de son texte : le mot « foi ».

Toujours sur ce principe de la foi, que requiert les deux principaux pôles de ce film, la religion et la politique, un seul élément parviendra à les réconcilier : le cinéma, ou la croyance est de mise, non pas selon les principes d’un dieu ou d’un précepte, mais selon l’ensemble d’un système, ici Hollywood.

[J'ai vu] : Ave Cesar (version Humeur / Critique)

En bref, les frères Coen satirisent complètement et se moquent des conditions qui on pu exister dans le cinéma classique Hollywoodien, et peut-être même sont toujours d’actualité.
Avec une intrigue qui tient beaucoup du Screwball Comedy (une comédie loufoque et populaire, sous genre de la comédie Hollywoodienne), ils nous embarquent dans une aventure pleine de rebondissement, de gags, de péripéties sans queue ni tête, de scènes de dialogues invraisemblables, et de personnage tous plus grotesques et risibles, les uns que les autres.
Un package, un tout, à prendre sérieusement au second degré.

→ La bande-annonce ICI.

•••

Voilà mes chats ! Vous visualisez ? Ce n’est pas pareil que d’habitude nan ? Un peu plus guindé (même si on a voulu laisser quelques touches rigolotes hein, faut pas pousser mémère dans les orties), bien moins personnel, et même un peu faaauuux puisque comme j’ai pu vous le dire, nous devions faire une critique POSITIVE sur un film qui m’avait, pour ma part, laissée un peu passive… Les obligations du métier dira-t-on 😉
Je voulais vous montrer, au travers de ce billet cinéma, qui du coup est couplé à un billet d’humeur, qu’être critique c’est quelque chose de difficile. Ça ne laisse place qu’à très peu de subjectivité et cela ferme l’échange que l’on pourrait avoir, ou tout du moins c’est le point de vue que je m’en fait.
J’aime vous parler des films que j’ai vu en vous disant ce que j’ai ressenti, ce que mon regard à pu percevoir, ce que j’ai pu apprécier. Bref, le summum de la subjectivité en matière de « critique », et pourtant c’est un moyen qui nous permet, à vous et moi, d’échanger et de nous cerner mutuellement, bien au delà qu’à travers un avis qui ne laisse voir que de grands traits de cinéma.
Pour comparaison je dirais que c’est un peu comme lors des défilés haute-couture : les mannequins sont choisies pour leur physique presque atypique certes, MAIS « transparent ». Elles sont fines, ne sourient pas, et ça pour montrer et mettre en valeur un vêtement. Le faciès est neutre pour que notre oeil ne soit attiré que par la pièce de tissus. Eh bien à mon sens, pour la critique on fonctionne exactement sur le même critère. Le critique doit être presque totalement effacé pour apporter un critère d’objectivité. C’est très bien pour les institutions qui se veulent critiques (type les célèbres Cahiers du Cinéma), cela dit, moi ce n’est clairement pas mon truc, et je ne pense pas que ça ait sa place sur mon blog, ou même plus largement dans ma vie, puisque je l’ai déjà évoqué, mais c’est un métier que je DÉTESTERAIS faire. Mais vraiment hein ! xD
Non, ici je fonctionne sur une base bien plus personnelle et qui me semble facilite bien plus un partage, d’abord, et un échange ensuite. Parce que quand je vous parle d’un film je vous partage à chaque fois un petit bout de moi, vous apprenez, par le biais de ces billets, à me connaitre, à comprendre qui je suis, ce que j’aime, ce que je n’aime pas, et parfois, on se rejoins sur certains points (ou non) mais toujours est-il qu’on en discute et que comme ça, à mon tour, j’apprend à vous connaitre et à cerner ce que vous aimez ou pas. C’est un champ ouvert pourrait-on dire, et c’est ÇA qui me plait 😀
Donc certes, l’avis en lui-même peut paraitre très autocentré puisque je ne parle que de MON ressenti, d’un élément très personnel, mais au fond ce coté personnel de mon écriture, de mes articles en général, c’est que j’aime le plus !
C’est ce qui apporte à chaque blog sa propre personnalité, vous savez cette petite touche que vous ne retrouvez pas d’une blogueuse à une autre. Chacune nous avons une personnalité propre qui se transmet par le biais de ce que nous écrivons. C’est cette personnalité à laquelle vous accrocherez, ou pas, au fil de vos lectures. Que ce soit en beauté, en mode, en lifestyle, en random, en cuisine… Le principe est applicable ! Mais j’ai le sentiment qu’en ce qui concerne le cinéma c’est un peu plus bouché, et le style ressort toujours un petit peu plus guindé que dans les autres catégories. On tourne très facilement vers l’aspect « critique », ce critère que l’on considère beaucoup comme étant « de qualité ».
Aujourd’hui je vous le dit : je ne suis pas d’accord !
À mon humble avis on ne pourra jamais faire mieux que parler avec son coeur. C’est quelque chose que je fais constamment ici, et c’est ce qui me pousse à aimer d’autres blogs, ou certains écrit. Pour moi c’est ÇA le véritable critère de qualité !
Et je sais que pour vous c’est bien plus drôle et ludique également de lire quelque chose qui a été écrit avec coeur, un texte dans lequel on sens l’entrain qui anime la personne qui l’écrit !
On le sais, le cinéma est un domaine très fermé, et beaucoup estiment que pour en parler il faut être un professionnel. NON, il faut juste s’intéresser aux choses et laisser s’exprimer sa sensibilité ! C’est quelque chose que l’on fait au quotidien, rien que pour choisir une fringue par exemple ! C’est exactement pareil, il suffis de regarder la couleur, la coupe, la taille, et de comparer tout cela à ce que vous aimez porter au quotidien, ce qui vous inspire stylistiquement parlant 🙂 Aucune prise de tête n’est nécessaire, ce n’est en RIEN quelque chose d’intellectuel, ou qui neccesiterai un vocabulaire et des phrases guindées à n’en plus finir !
Le cinéma est aujourd’hui considéré comme étant un art… Le 7eme art… Et la qualité première de l’art, c’est d’être accessible à n’importe quel cerveau, tant que ce dernier a une capacité sensible !
Et en toute subjectivité, être un être sensible et l’exprimer, c’est ce qui importe, et c’est en partant de ce principe que j’aime écrire et échanger avec vous sur un sujet qui semble parfois bien trop mis sur un piédestal et réservé à un nombre minime de personnes !
QUE DALLE j’ai envie de vous dire ! … Et je terminerai justement là dessus tiens !

Voilà, j’espère que cet article un peu particulier vous aura plu, et qu’il n’aura pas été trop TROP long xD … Eh oui, mêlez cinéma et humeur et on se retrouver avec un pavé de 300 pages ahahah ! 
Et encore plus, j’espère ne pas vous avoir perdu dans tout ce déferlement d’idées, puisque j’écris presque aussi vite que pense mon cerveau… C’est à dire beaucoup trop vite dans le cas présent 😛 
En tout cas c’est un article auquel je réfléchissais depuis un moment, et je me sens contente d’avoir pu l’écrire de cette façon, avec mes mots, mais aussi avec ceux de Morgane, la copine avec qui j’ai rédigé cette CRITIQUE dans le cadre de notre cours. (Merci poulette !!!)

Sur ce, on se retrouve mercredi pour un prochain article !

Je vous embrasse fort mes Carpettes ♥︎

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Comments

  • Morgane Monot

    Written on 13 mars 2016

    Merci à toi Ségo d’avoir poster notre magnifique chef d’œuvre (on s’est tellement marré en faisant cette critique, ce n’est que justice de la diffuser, et espérons qu’elle nous rapporte une bonne note au passage haha!! 😀

    Répondre
  • Miss S

    Written on 13 mars 2016

    Je préfère largement lire des critiques plus subjectives et personnelles que des critiques faites par de vrais critiques comme dans les journaux ou les magazines par exemple. Mais c’est intéressant et ce n’est sûrement pas facile d’être objectif quand on est critique !
    En tout c’était très sympa mais j’ai quand même hâte de lire tes critiques personnelles car ce sont elles qui me donnent envie d’aller voir un film (ou non) ^^
    Bisous

    Répondre
    • myredcarpetbys

      Written on 13 mars 2016

      Non c’est vrai que c’est très TRÈS difficile d’aller au delà de sa subjectivité, et clairement c’est un travail tellement particulier qu’il faut vraiment être très à l’aise avec l’exercice pour se revendiquer critique… C’est très différent, pour ne pas dire à l’opposé de ce que je fais 🙂 Et comme toi, je préfère mille fois lire quelque chose de personnel plutôt qu’une chose travaillée à l’excès pour coller à une image institutionnelle qui n’est pas mienne !

      Merci ma belle, comme toi c’est celle que tu préfère lire, moi c’est celle que je préfère écrire 😉

      Pleins de bisous ♥︎

      Répondre
  • Paper Aeroplane

    Written on 23 mars 2016

    c’est très bizarre de la part d’un prof de vous obliger à rédiger une critique positive sur un film ! On n’a pas le droit d’avoir son propre avis ?
    J’avais vu le film il y a quelques semaines, et c’est vrai qu’il est assez particulier; mais j’ai quand même aimé l’ambiance générale et j’ai bien rigolé, même si j’ai trouvé qu’il y avait des longueurs !

    Répondre
    • myredcarpetbys

      Written on 24 mars 2016

      Je suis bien d’accord, mais l’exercice de critique veut justement qu’on apprenne à voir les choses du point de vue de l’institution pour laquelle on écrit… On a tout a fait le droit d’avoir son propre avis, mais en aucun cas on ne doit l’exprimer de manière subjective, et laisser parler un « moi »… Et là en l’occurence les choses on voulu qu’avec Morgane nous devions passer assez rapidement sur cet exercice pour mieux se libérer du temps pour préparer la fin de notre dernier semestre de licence ! Donc ça a plus été une affaire de compromis entre le film, le prof, et nous au final xD
      Et encore, cette version là n’est pas la version finale, n a du changer des tas de choses qui ne plaisaient pas au prof puisque dites d’une façon trop personnelle… Et cet exercice de correction c’est quelque chose avec lequel j’ai beaucoup de mal !
      On est assez d’accord sur le film je pense ! Moi aussi j’ai ris quelques fois, mais d’autres moments le temps ne passait définitivement pas assez vite… Pourtant les films lents ça ne me dérange pas plus que ça, mais là ça minait un peu le tout xD

      Répondre

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