Follow me on:

  • [70e Festival de Cannes] : "Okja" de Bong Joon-Ho

Il y a quelques semaines était présenté à Cannes, le très attendu Okja. J’ai donc eu la chance de le voir en avait première internationale, dans un contexte tout a fait privilégié, sur l’écran de cinéma le plus connu et le plus glamour du milieu cinématographique (ou même juste sur un écran de cinéma en fait, dans le cas présent).
Alors que le film est disponible depuis quelque jours sur la plateforme Netflix, j’ai choisi de reposter l’article dédié afin que vous et moi puissions rester à jour vis à vis de cette actualité ! Dans ce même souci, je procéderais sur ce même fonctionnement
 au fur et à mesure que les prochains films Cannois sortirons en salles.
Retour quelques semaines en arrière donc 😉

De nouveau : Hello, helloooo ! 

J’essaye de rattraper le retard considérable que j’ai pu prendre ces quelques derniers jours du côté des billets dédiés à la sélection Cannoise de cette année. Une tache loin d’être aisée quand on sais qu’une journée ici se passe entre les salles de projections, les évènements, et maximum 4h heures de sommeil qui se battent en duel xD
Mais là, j’ai un regain d’énergie en songeant au film sur lequel je m’apprête à écrire : le très attendu (au tournant) Okja.

[70e Festival de Cannes] : "Okja" de Bong Joon-Ho

De quoi ça parle ? 

Pendant dix années idylliques, la jeune Mija s’est occupée sans relâche d’Okja, un énorme animal au grand cœur, auquel elle a tenu compagnie au beau milieu des montagnes de Corée du Sud. Mais la situation évolue quand une multinationale familiale capture Okja et transporte l’animal jusqu’à New York où Lucy Mirando, la directrice narcissique et égocentrique de l’entreprise, a de grands projets pour le cher ami de la jeune fille.

Sans tactique particulière, mais fixée sur son objectif, Mija se lance dans une véritable mission de sauvetage. Son périple éreintant se complique lorsqu’elle croise la route de différents groupes de capitalistes, démonstrateurs et consommateurs déterminés à s’emparer du destin d’Okja, tandis que la jeune Mija tente de ramener son ami en Corée.

Mon avis :

Très sincèrement, je pense pouvoir vous parler de ce film des heures durant puisqu’il a véritablement été mon premier coup de coeur de cette 70e sélection Cannoise. Et pourtant, le moins que l’on puisse dire c’est que ce n’était pas gagné ! Un producteur/distributeur qui partage, un début de projection presse houleux suite à des problèmes techniques (le mot « complot » résonnant dans les allées du Grand Théâtre Lumière)… RIEN n’allait dans le sens du film du sud-coréen Bong Joon ho et beaucoup n’attendaient que de le voir faire un bide lors de sa première – et unique – présentation sur grand écran, la firme Netflix ayant annoncé qu’Okja ne serait disponible que pour les clients de sa plateforme de VaD.

[70e Festival de Cannes] : "Okja" de Bong Joon-Ho Moi-même, j’avoue avoir eu un gros doute quant à la qualité du film devant lequel j’allais passer 2h. Et pourtant, quelle surprise, et quel émerveillement !
Le film est vivant, tant du point de vue de la photographie que de celui du jeu des acteurs (on retrouve notamment une Tilda Swinton et un Jake Gyllenhaal tous deux exceptionnels) ou même de la morale qui en découle.
Okja est une fable écologique à la morale profondément actuelle et qui m’a touché tout personnellement puisque traitant en grande partie de l’industrie alimentaire et du capitaliste qui régit le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui.

[70e Festival de Cannes] : "Okja" de Bong Joon-HoSi les premières minutes du film sont des instants de poésie absolument fabuleux, les dernière, elles, sont extrêmement dures et nous confrontent de plein fouet à la réalité de l’industrie alimentaire (de celle des OGM et de la viande plus particulièrement). Sans mentir, j’ai dû retenir quelques larmes puisque, bien qu’on traite ici un sujet sociétal sur fond de fiction, cette dernière ne l’emporte pas, et le happy-end, s’il est présent, laisse à la fois un goût amer et une profonde reconnaissance au scénariste de n’avoir pas masqué une réalité morbide.
Pour revenir du côté des acteurs, j’ai éprouvé un grand plaisir à découvrir la petite An Seo Hyun dans le rôle principal, et de retrouver Paul Dano (Little Miss Sunshine) et Steven Yeun (The Walking Dead) dans des rôles tout aussi drôles que percutants !

[70e Festival de Cannes] : "Okja" de Bong Joon-HoBref, vous l’aurez compris, c’est complètement séduite que je suis ressortie de cette projection presse. Seule interrogation qui persiste pour ma part : Okja – bien qu’il entre dans ma catégorie « coup de coeur » de ce 70e Festival de Cannes – a-t-il vraiment sa place en compétition ? À mon sens une place hors-compétition ou en séance spéciale aurait été plus judicieuse.

[70e Festival de Cannes] : "Okja" de Bong Joon-HoEn temps normal j’aurais conclu ce billet en vous encourageant grandement à foncer le voir lors de sa sortie en salles, mais le fait est que nous ne somme qu’une petit poignée à avoir eu la chance de le voir sur grand écran, et que pour ceux qui auront tout de même l’envie de le visionner devront se contenter d’un écran de tablette/ordinateur/télévision ! Dommage je dirais, mais bien que l’écran change, l’histoire reste la même 😉

Okja sera à retrouver sur la plateforme Netflix à partir du 28 Juin 2017.

↓ La bande annonce ↓

Signature

Share

You might also like

Leave a Reply

Instagram