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  • [70e Festival de Cannes] : "Faute d'amour" d'Andrey Zvyagintsev

Hello, hello !

Rythme Cannois oblige, on se retrouve de nouveau pour un billet cinéma… Et autant vous dire que vous et moi ne sommes pas au bout de nos peines puisque j’enchaine généralement – quotidiennement – deux projections « Presse » le matin et une séance dite « de gala » le soir. Donc techniquement, il faudrait que je publie par ici trois fois par jour pour rester « dans les clous » xD
Bref, en attendant de voir si je vais réussir à tenir ce rythme, je vous donne mon avis sur le nouveau film d’Andrey Zvyagintsev (le réalisateur de Léviathan) : Faute d’amour (Loveless).

[70e Festival de Cannes] : "Faute d'amour" d'Andrey Zvyagintsev

De quoi ça parle ? 

Boris et Genia sont en train de divorcer. Ils se disputent sans cesse et enchaînent les visites de leur appartement en vue de le vendre. Ils préparent déjà leur avenir respectif : Boris est en couple avec une jeune femme enceinte et Genia fréquente un homme aisé qui semble prêt à l’épouser… Aucun des deux ne semble avoir d’intérêt pour Aliocha, leur fils de 12 ans. Jusqu’à ce qu’il disparaisse.

Mon avis :

Très honnêtement en entrant en projection presse pour ce nouveau Andrey Zvyagintsev je n’étais pas plus emballée que ça, les premiers échos sur le film étant plutôt froids et réservés.
« Mais ». J’ai finalement pu constater une fois de plus, qu’il valait mieux se faire son propre jugement puisque je me suis retrouvée face à quelque chose de fort.

[70e Festival de Cannes] : "Faute d'amour" d'Andrey ZvyagintsevL’histoire en elle-même est assez dramatique puisqu’on se retrouve ici dans un foyer déchiré : des parents en cours de divorce et un enfant qui n’a jamais été désiré. Clairement, tout son sens est donné au nom français dont à été affublé le film : Faute d’amour.
Le titre est pesant et donne à penser ; à l’image du film tout entier. De la photographie aux placements de sa caméra, le réalisateur nous inclus pleinement au coeur de son drame familial.

[70e Festival de Cannes] : "Faute d'amour" d'Andrey ZvyagintsevLes acteurs sont remarquables, graves, touchants, et d’une justesse absolument impressionnante, bien qu’on veuille se laisser aller à les détester d’avoir laisser un enfant grandir avec l’idée qu’il n’était pas chéri.
Une détestation qui s’envolera peu à peu, laissant place à un sentiment de culpabilité grandissant et surtout honnête, nous amenant à un dénouement déchirant.

[70e Festival de Cannes] : "Faute d'amour" d'Andrey ZvyagintsevClairement, ce n’est pas le film à aller voir en espérant en ressortir tout guilleret. Et même si quelques un(e)s clamerons – comme dans les rangs du Grand Théâtre Lumière – qu’il s’agit là d’une ode à une Russie « Poutiniste », ne les écoutez pas. La force que dégage Loveless vaut, à mon humble avis, largement le détour !

Faute d’amour d’Andrey Zvyagintsev sera à retrouver en salle dès le 20 Septembre 2017.

↓ La bande-annonce 😉 ↓

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